Manu réconcilie les Peuples et règle le conflit Israëlo-Palestinien : quand des musulmans cachaient des juifs à Paris.
Extrait de : Pierre-Jean Rémy (de l'Académie française), Diplomates en guerre. La Seconde Guerre mondiale racontée à travers les archives du Quai d'Orsay, Paris, Lattès, 2007 :

"Quelques tentatives pour permettre à des juifs résidant en France ou français d'échapper à la législation de Vichy... Ainsi cette note du 24 septembre 1940 adressée au ministre des Affaires étrangères lui signalant que le personnel de la mosquée de Paris, musulman, délivre à des "individus de race juive" des certificats de bons musulmans... Naturellement, l'Etat français réagit comme il se doit !"
"Vichy, le 24 septembre 1940.
Le directeur politique adjoint. Note pour le Ministre.
Le directeur politique adjoint. Note pour le Ministre.
Les autorités d'occupation soupçonnent le personnel de la mosquée de Paris de délivrer frauduleusement à des individus de race juive des certificats attestant que les intéressés sont de confession musulmane. L'imam a été sommé, de façon comminatoire, d'avoir à rompre avec toute pratique de ce genre. Il semble, en effet, que nombre d'israélites recourent à des manoeuvres de toute espèce pour dissimuler leur identité".
Et toujours dans cet ouvrage for bien documenté, et parce que l'été est le moment de se réjouir en famille, Manu vous offre un autre passage : Extraits d'une lettre écrite par une survivante d'Oradour sur Glane, 10 juin 1944.
"Chère tante, Je viens te charger d'annoncer à ma soeur le grand malheur qui nous frappe, nous n'avons plus de mère et il ne nous reste plus qu'une fille. Beau-père, belle-mère, oncle, tantes, cousins, et cousines nous n'avons plus personne. Le pays est tout brûlé à partir du Vignaud de chez Giroux, jusqu'au Bergères, et à Bellevue il ne reste pas une maison, femmes, enfants, hommes tout y a passé.
On a rassemblé les hommes en haut du champ de foire, où on les a fusillés et brûlés ensuite. Pour 2 minutes notre pauvre Marcelle était passée, elle allait au travail et était à moitié chemin quant une voiture allemande lui fit faire demi-tour. Les patrons chez qui elle travaillait ont été épargnés à ce massacre. 2 fois ils les ont rassemblés pour les faire descendre et ils les ont laissés. Nous avons appris cette triste chose par les uns et les autres, mais c'était tellement monstrueux que nous ne pouvions pas y croire. Mercredi nous avons vu l'horrible chose, tout ce que l'on avait dit était au-dessous de la vérité. De toute ce qui était ORADOUR, il ne reste plus rien que les murailles, plus de parents, plus de familles, plus de maisons, plus rien, nous n'avons plus à revenir là-bas, de tout ce que nous aimions il ne reste plus rien, nous avons prié dans l'église sur les cendres des nôtres et c'est tout.
Nous ne pouvons même plus aller pleurer et apporter des fleurs sur la tombe. En lisant cette lettre, tu vas croire que je suis folle et pourtant je ne le suis pas encore. Peut-être que je le deviendrai car je ne suis qu'une pauvre loque : j'ai perdu ma vieille mère de 71 ans, ma soeur et toute ma famille, 27 personnes en tout. Toi chère tante tu perds une soeur qui faisait plus qu'elle ne pouvait pour vous envoyer des colis. Tu perds un frère, une belle-soeur et combien de neveux et nièces. Le pauvre, qui revenait d'un camp de prisonniers, ne retrouvera ni sa femme ni ses enfants ni ses beaux-parents ni rien qui puisse lui rappeler une famille. Pas même une maison où il puisse dormir.
Si tu reçois cette lettre, ce qui n'est pas sûr, ménage ma soeur et apprends-lui la chose tout doucement. Vois sa douleur, mais la nôtre est encore plus grande, notre petite que nous ne verrons plus. Dans tout ce massacre, j'oubliais de te dire qu'il y a quelques survivants. Père est là sans savoir pourquoi ni comment. Il est bien étonné de ne pas voir les voisins. Lui était sous son lit avec une jambe cassée, il s'est sauvé comme il a pu avec quelques autres, enfin une quinzaine environ. Je crois chère tante que j'ai dit à peu près tout car j'ai la tête un peu vide".
On a rassemblé les hommes en haut du champ de foire, où on les a fusillés et brûlés ensuite. Pour 2 minutes notre pauvre Marcelle était passée, elle allait au travail et était à moitié chemin quant une voiture allemande lui fit faire demi-tour. Les patrons chez qui elle travaillait ont été épargnés à ce massacre. 2 fois ils les ont rassemblés pour les faire descendre et ils les ont laissés. Nous avons appris cette triste chose par les uns et les autres, mais c'était tellement monstrueux que nous ne pouvions pas y croire. Mercredi nous avons vu l'horrible chose, tout ce que l'on avait dit était au-dessous de la vérité. De toute ce qui était ORADOUR, il ne reste plus rien que les murailles, plus de parents, plus de familles, plus de maisons, plus rien, nous n'avons plus à revenir là-bas, de tout ce que nous aimions il ne reste plus rien, nous avons prié dans l'église sur les cendres des nôtres et c'est tout.
Nous ne pouvons même plus aller pleurer et apporter des fleurs sur la tombe. En lisant cette lettre, tu vas croire que je suis folle et pourtant je ne le suis pas encore. Peut-être que je le deviendrai car je ne suis qu'une pauvre loque : j'ai perdu ma vieille mère de 71 ans, ma soeur et toute ma famille, 27 personnes en tout. Toi chère tante tu perds une soeur qui faisait plus qu'elle ne pouvait pour vous envoyer des colis. Tu perds un frère, une belle-soeur et combien de neveux et nièces. Le pauvre, qui revenait d'un camp de prisonniers, ne retrouvera ni sa femme ni ses enfants ni ses beaux-parents ni rien qui puisse lui rappeler une famille. Pas même une maison où il puisse dormir.
Si tu reçois cette lettre, ce qui n'est pas sûr, ménage ma soeur et apprends-lui la chose tout doucement. Vois sa douleur, mais la nôtre est encore plus grande, notre petite que nous ne verrons plus. Dans tout ce massacre, j'oubliais de te dire qu'il y a quelques survivants. Père est là sans savoir pourquoi ni comment. Il est bien étonné de ne pas voir les voisins. Lui était sous son lit avec une jambe cassée, il s'est sauvé comme il a pu avec quelques autres, enfin une quinzaine environ. Je crois chère tante que j'ai dit à peu près tout car j'ai la tête un peu vide".
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