Les Grandes enquêtes de l'été : Manu dénonce enfin les agissements de la multinationale CarGlass.

Publié le par Manupoleon





Vous avez déjà vu cette honteuse publicité de la firme multinationale CarGlass, possédée par la famille des marquis de Carglass, dont Olivier et Sébastien de Carglass, qui apparaissent régulièrement dans les réclames, sont les héritiers.

Pourquoi honteuse ? Ne voyez vous pas ce qu'elle camoufle derrière une mise en scène, un grain d'image et un jeu d'acteurs que Manu Lui même reconnaît excellents ?

C'est bien le signe d'une société dégénérée incapable de penser par elle même. Car enfin qui, en dehors de Manu, a eu le courage de hurler au monde : "Sauvons les impacts ?". Car c'est bien là le problème, sous prétexte de considérations consuméristocapitalistiques, personne n'a songé à la vie des impacts. Ils sont pourtant des êtres vivants comme vous et Manu, aussi dignes d'intérêts et autant menacés que le loup du Brésil ou le tigre de Géorgie.

Comme chacun sait mais l'oublie trop souvent, les impacts vivent dans les graviers et se nourrissent de bitume. Il faut avoir autant de poésie qu'un pied de table en fonte pour n'avoir jamais admiré la parade nuptiale des impacts mâles, quand le soleil de printemps commence à choir dans les brumes d'avril. C'est à cette époque que les impacts rencontrent le plus fréquemment les pare brises, les femelles, une fois ensemencées, se jetant sur les vitres afin de donner vie sereinement à leurs rejetons, loin des territoires jalousement gardés par les mâles. Plus petites de taille,  les impacts femelles ont bien souvent une taille inférieure à une pièce de 2 euro, parfois même d'1 euro lorsqu'elles arrivent à l'âge adulte. Ce sont évidemment ces mères pleines que cherchent à étouffer CarGlass dans un bain d'acide résineux. Les images de la publicité sont suffisamment choquantes pour qu'il soit inutile d'insister sur la souffrance des impacts femelles, dissoutes avec leurs petits dans la résine Carglass propulsée par une machine diabolique probablement inspirée de la pornographie et des snuff movies qui ont et continuent encore à dépraver la jeune génération.

Mais ce n'est pas le plus grave. Après des mois d'enquête, grâce à son réseau de relations industrielles tissées par des années de métier de journaliste et des centaines de vins de bordeaux, Manu est parvenu à cet horrible constat : Carglass répare certes, Carglass remplace sans doute, mais tait la vérité sur la destinée des impacts qu'il n'a pas résinés.

Cette vérité la voici, cruelle et froide : lorsqu'un impact ne peut être mutilé par la résine, votre pare brise est remplacé. Que devient il après ? Manu a retrouvé la trace de jeunes impacts mâles en Afrique subsaharienne, vendus par Carglass et réduits en esclavage. Manu a pu les interviouver en caméra cachée, ces oubliés trop rentables auxquels la famille de Carglass doit son château du Lubéron. L'un d'entre eux, Armel, impact breton témoigne sous couvert d'anonymat : "Nous avons été transportés, des impacts bretons et des impacts alsaciens, jusqu'à Nice dans un camion de transport frigorique. De nombreuses femelles sont mortes durant le voyage, n'ayant pas résisté aux températures extrêmes qui nous étaient imposées. Puis nous avons traversé la méditerranée à bord d'un paquebot de plaisance battant pavillon panaméen. Personne ne s'est soucié de nous. C'est ainsi que nous sommes arrivés sur les côtes somaliennes, après 3 mois de navigation, sans le moindre gravillon à se mettre sous la dent. Nombre d'entre nous ont perdu la vie, sous l'effet de la chaleur. Puis nous avons été revendus comme des esclaves au marché islamique de Mogadiscio. Je n'ai plus eu aucune nouvelle de mes compagnons. Quant à moi, je me suis retrouvé accroché aux fenêtres d'une mosquée. C'est là que j'ai rencontré Katel, une impact alsacienne. On s'en sort bien tous les deux, nous sommes relativement bien traités. Mais nous aimerions que la France s'occupe de nous. Nous ne voulons pas mourir sans avoir revu notre terre".

Nous ne dirons pas que Carglass finance le terrorisme international et que la firme est une annexe d'Alquaida. Mais le témoignage d'Armel est plus que troublant.



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